Aux oreilles de certains, les metavers sonnent comme un énième buzz word éphémère, comme un rêve qui ne verra jamais le jour. Aussi merveilleux qu’ils soient pour les marques, les metavers sont pourtant bien en passe de devenir une réalité. En tous cas, les 10 milliards de dollars d’investissement de Mark Zuckerberg sont eux bien réels. Le groupe Facebook a changé de nom pour Meta mais ne change pas de métier. Le champion du monde de la publicité compte toujours sur les marques pour rentabiliser son colossal investissement, il est le modèle que tous ses concurrents adoptent. Devant l’immensité de ce nouveau monde virtuel, il faut voir une formidable opportunité pour les marques. Il s’agit d’une innovation qui fera sûrement date dans l’histoire du marketing. Le jour où le rêve des marques est devenu réalité.

Lançons-nous à pieds joints dans ce nouveau monde en gardant à l’esprit que dans les metavers, les marques sont reines. En créant leur univers les éditeurs ont pour but premier d’accueillir les marques. Ils proposent un lieu et une audience, les marques apportent leur notoriété et la garantie de créer toujours plus d’échanges marchands, ce qui permet au modèle d’être rentable. Ce que promettent les metavers est une véritable utopie marketing. On sert aux marques un univers fait pour qu’elles expriment leurs idées créatives les plus folles. Il faut voir les metavers comme un terrain de jeu infini.

Ce nouveau monde révolutionnera l’approche marketing d’abord grâce à la transformation de l’audience. Dans les metavers l’utilisateur devient un avatar, une version simplifiée de ce qu’il est vraiment. Contrairement à la personne physique, son avatar est conçu par l’éditeur pour être le consommateur parfait. Imaginez-vous que tout ce que fait et voit l’utilisateur dans ce monde est pensé pour faire tomber les dernières barrières entre le consommateur et la marque. Le fameux Direct to consumer (D2C) est ici dépassé par le Direct to avatar (D2A). Fini le flou sur le comportement des consommateurs. Dans le digital tout est rationnel. Pour la première fois depuis la création de nos métiers, l’opportunité nous sera donnée de comprendre tout ou presque des comportements de consommation. 

Comprendre le comportement des consommateurs dans les metavers c’est peut-être aussi comprendre de quoi le monde réel de demain sera fait. Selon le Stanford Human Interaction Lab, la perception du monde virtuel à travers les yeux d’un avatar change le comportement de l’utilisateur dans la vie réelle. Ce changement de perception est appelé « l’effet Proteus ». Les marques actives dans les metavers pourraient, elles-aussi, être concernées par cet effet.

Le rôle central qu’elles occupent est une opportunité de voir leur mission dans la société physique sous un nouveau prisme. Alors que nous entrons tous dans un monde où les univers physiques et virtuels seront pour toujours interdépendants, il s’agit de nous préparer à profiter du temps de la découverte. Les marques les plus réactives participeront à une superbe aventure créative sans limite qui donnera le ton aux sociétés physiques et virtuelles de demain.

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