Le salon bien nommé « BIG DATA » devient le salon principal de l’année dans l’industrie informatique. DataScience, DataLake, IA,…nous voilà repartis dans les néologismes et discours érudits pour construire un nouveau piédestal, celui de Big Brother. Le titre de notre chronique fait référence à un piédestal qui a perduré des siècles…mais le « docteur » (le bon, le vrai, celui de campagne, le médecin de famille) ne se perdait pas dans sa doctrine et représentait le bon sens, qui basait sa consultation sur l’auscultation…quoi de plus humain ?

Aujourd’hui même cette profession se déshumanise avec la …consultation en ligne ! DOCTOLIB arrive à cette fin ultime de déshumaniser la consultation médicale en la gérant à travers le réseau Internet. Rien de moins… Nous vivons la fin de l’époque des médecins, symbole que je vous propose à réflexion pour le remplacement d’un piédestal humain par celui de BIG BROTHER, représentant celui de la masse triomphante, triomphante de la classe d’élite qui naturellement gouvernait pour le bien commun; certes avec les dérives liées à l’humanité mais pour des décisions prises par des humains pour des humains.

Aujourd’hui le règne de la machine toute puissante se dessine et l’homme se rêve en homo deus machinus. Je vous recommande – après le premier tome « SAPIENS Une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari – la lecture de la suite « Home deus Une brève histoire de l’avenir » du même auteur évidemment. L’exploitation de la masse exponentielle de nos données ne peut être qu’automatisée et nécessitera des ressources toujours plus « BIG », au risque que ces DataCenters participent à la fonte totale et irrémédiable de notre pôle Nord et nous fasse « perdre le Nord  »…

L’homme est-il devenu à ce point orgueilleux pour courir après sa consécration « divine » au risque de précipiter sa perte ? L’histoire (et la préhistoire) est remplie d’exemples, prenons le plus « BIG », celui des dinosaures. Nous sommes devenus les dinosaures de la planète, aussi gros – de nos données – et voraces – toujours de nos données – au point de la domination absolue qui nous confronte au dernier rempart, celui de la Terre ellemême. Sa « nature » nous détruira-t-elle par réflexe de survie ? L’homme saura-t-il encore une fois s’adapter avant la chute finale ?

Nous sommes dans une ère de massification qui nous fait perdre l’élitisme. Il saute pourtant au yeux que la quantité s’oppose à la qualité, que l’uniformité (des comportements, de la consommation, …) s’oppose à la créativité. A mon époque, nous apprenions à l’école en fin de cycle primaire les fameux acronymes PPCM et PGCD. Notre société favorise le PPCM (Le multiple, c’est à dire la masse) au détriment du PGCD (Le diviseur, c’est à dire la réduction). A votre avis, quelle est la BIG DATA….SOLUTION ? Demain on change le nom de la boîte.

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