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Tech for Industry Show : quand l'industrie 4.0 se donne rendez-vous

Tech for Industry Show : quand l'industrie 4.0 se donne rendez-vous

Tech for Industry Show s’apprête à ouvrir ses portes les 23 et 24 juin 2026 à Paris Expo, Hall
5.2. Premier salon national exclusivement dédié aux technologies de l’Industrie 4.0, il réunit
plus de 4 000 décideurs, 100 exposants, 30 start-up et 55 conférences autour d’un objectif
commun : faire de la transformation numérique un levier concret de compétitivité pour
l’industrie française. Rencontre avec Mélissa SERFATY

Tech For Industry Show se positionne comme un nouveau rendez-vous dédié à l’Industrie 4.0. Pourquoi était-il important aujourd’hui de créer un salon spécifiquement centré sur ces transformations industrielles ?

L’industrie française est à un tournant. Les transformations qui s’opèrent — digitalisation des usines, robotisation, IA appliquée à la production, convergence IT/OT — ne sont plus des sujets de prospective mais des urgences opérationnelles. Pourtant, il n’existait pas en France de rendez-vous dédié exclusivement à ces enjeux, qui mette face à face les industriels en quête de solutions et les acteurs technologiques capables de les adresser. Karen et moi avons créé Tech For Industry Show parce que nous étions convaincues que ce manque creusait un vrai retard dans le passage à l’acte. 

Notre ambition est simple : offrir aux décideurs industriels un espace de rencontre, d’inspiration et de décision, en deux jours intenses à Paris Expo.

Intelligence artificielle, smart robotics, supply chain 4.0, convergence IT/OT… Quels sont selon vous les grands sujets qui vont véritablement transformer l’industrie française dans les prochaines années ?

Si je devais identifier les transformations profondes qui sont déjà à l’œuvre, j’en vois trois.

L’intelligence artificielle d’abord — mais pas celle des discours généraux. L’IA qui change concrètement le quotidien des usines : la maintenance prédictive, le contrôle qualité en temps réel, l’optimisation des cadences. Elle ne remplace pas l’humain, elle lui donne une puissance d’analyse et de décision qu’il n’avait pas avant.

La smart robotique ensuite. On est très loin du robot industriel figé sur sa ligne. Ce qui m’enthousiasme particulièrement, ce sont les exosquelettes — ces équipements qui assistent physiquement les opérateurs, réduisent la pénibilité, préviennent les TMS et permettent à des femmes et des hommes de rester plus longtemps sur le terrain dans de bonnes conditions. C’est une technologie qui réconcilie performance industrielle et bien-être humain, et c’est précisément le type d’innovation que nous voulons mettre en lumière au salon. Au-delà des exosquelettes, les cobots et les robots mobiles autonomes viennent compléter cette nouvelle robotique — plus flexible, plus accessible, y compris pour des ETI et des PME.

Et puis il y a un sujet qui ressort systématiquement: la souveraineté. Souveraineté technologique, souveraineté des données industrielles, souveraineté sur les briques critiques de notre appareil productif. Les industriels français ont pris conscience que dépendre de solutions étrangères pour piloter leurs usines, c’est un risque stratégique. On voit émerger des acteurs européens très solides, et c’est une dynamique que Tech For Industry Show veut clairement soutenir et amplifier.

Le salon réunit aussi bien des grands groupes industriels que des start-up technologiques. Cette hybridation entre industrie traditionnelle et innovation devient-elle aujourd’hui indispensable pour rester compétitif ?

Absolument, et c’est même l’une des raisons d’être du salon. Un grand groupe industriel a la profondeur de terrain, les volumes, les contraintes réelles. Une startup a l’agilité, la rupture technologique, la capacité à aller vite. Séparés, ils avancent lentement. Ensemble, ils accélèrent. Nous avons conçu Tech For Industry Show comme un espace de fertilisation croisée : 30+ startups sélectionnées pour la pertinence de leurs solutions, des sessions de pitchs devant des acheteurs industriels, un Startup Award pour valoriser les meilleures d’entre elles. Ce n’est pas une vitrine, c’est un accélérateur de business.

Dans un contexte de réindustrialisation et de souveraineté numérique, l’industrie française est-elle en train de changer de modèle ? Quels signaux observez-vous sur le terrain ?

Oui, le changement est réel — mais il est encore inégal. Ce que nous observons au contact des entreprises qui s’inscrivent et exposent, c’est une prise de conscience massive des directions générales, là où la transformation était souvent cantonnée aux DSI ou aux directions industrielles. La souveraineté numérique n’est plus un slogan politique : c’est une question que posent concrètement les directeurs opérationnels quand ils choisissent leurs partenaires technologiques. Le signal le plus fort reste pour moi l’émergence d’acteurs français et européens de l’Industrie 4.0 — dans notre Advisory Board comme parmi nos exposants, on voit des champions européens qui s’imposent.

Au-delà des technologies, quel message souhaitez-vous faire passer aux dirigeants industriels qui visiteront le salon ?

Qu’il n’y a plus de raison d’attendre. La technologie est mature, les cas d’usage sont documentés, les partenaires sont accessibles. Les entreprises qui hésitent encore ne perdent pas seulement de l’efficacité opérationnelle — elles perdent de la compétitivité structurelle face à des concurrents qui, eux, ont franchi le pas. Notre message, c’est : venez voir, venez rencontrer, venez décider. Deux jours au Tech For Industry Show, c’est l’équivalent de mois de veille et de prospection. Et surtout, la transformation industrielle n’est pas une fin en soi : c’est le moyen de produire mieux, de préserver des emplois qualifiés en France, et de préparer nos industries aux défis des prochaines décennies.

Rendez-vous les 23 et 24 juin 2026 à Paris Expo, Porte de Versailles. Les badges sont d’ores et déjà disponibles — n’hésitez pas à réserver le vôtre !

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