90 % des budgets sont aujourd’hui consacrés aux fonctions opérationnelles : le coût est donc une métrique incontournable pour calculer l’efficacité des IT.

Au-delà de ces métriques budgétaires, les effets secondaires du fonctionnement du cloud sont souvent dénoncés en cas de sous-performances et de dépenses excessives.

Migrer des services vers le cloud est une opération complexe, coûteuse, et toujours unique. Pour les entreprises qui entament un portage complet (lift and shift) de leur environnement dans une IaaS (Infrastructure as a Service), le gain est une augmentation de la durée de vie et de la valeur des investissements existants.

Pour évaluer les services dans le contexte du cloud, il faut tenir compte des éléments suivants :

Une empreinte cloud performante

Avec l’élargissement de l’empreinte cloud, une redistribution des métriques s’impose entre les performances opérationnelles des IT et les modèles basés sur les résultats. Le succès se mesure en quantifiant la façon dont les solutions contribuent à l’exécution de fonctions métier et pas uniquement en vérifiant que les exigences opérationnelles ont été remplies. De plus, les fonctions métier doivent définir des métriques pour comparer une entreprise avant et après la migration pour déterminer si elle remplit bien ses objectifs. Les métriques relatives aux données sont également importantes.

La qualité et la disponibilité sont aussi importantes que la quantité des données ; il faut donc veiller à mesurer les vecteurs de données (quelles données sont utilisées et à quelle fréquence) pour montrer à quel point leur utilisation permet d’améliorer votre compétitivité.

Des services clients efficaces

Le déploiement de moyens « en tant que service » doit être abordé sous les angles :

  • interne : dans quelle mesure la solution cloud permet d’améliorer la planification et les opérations,
  • externe : en quoi la solution améliore-t-elle l’expérience client ?Les métriques traditionnelles que constituent le nombre de clics sur le site et le volume des ventes numériques sont capitales. Cependant, à l’ère du cloud, c’est la qualité de l’expérience client qui primera. La clarification du parcours client et la capacité à savoir quelle phase présente le plus grand intérêt en termes de métrique constituent les premières étapes clés. Pensez à des métriques telles que la facilité d’utilisation, le volume d’utilisation des services ou l’amélioration au fil du temps des résultats obtenus grâce à un service.

Une main d’œuvre dynamique

La constitution de l’équipe chargée d’administrer l’environnement cloud est potentiellement l’un des aspects les plus difficiles à maîtriser.

Les métriques doivent permettre d’évaluer trois domaines : la culture, le talent et la structure organisationnelle.

À l’ère du cloud, la possibilité de travailler « en tous lieux » devient rapidement la nouvelle norme et peut s’avérer fort utile pour acquérir les compétences manquantes.

Il convient de mesurer la cohésion des collaborateurs et de vérifier s’ils parlent le même langage numérique ; nécessaire pour concevoir la future feuille de route.

À retenir :

Au moment de choisir les métriques à utiliser pour évaluer le cloud, évitez tout excès. Bon nombre de métriques étant davantage qualitatives que quantitatives, il peut s’avérer nécessaire de rechercher et d’envisager de nouveaux indicateurs de performance. Veillez à créer des indicateurs dont la valeur est partagée en collaborant avec les services informatiques et métier pour lier les métriques aux initiatives et stratégies clés de l’entreprise. Concentrez-vous sur les cinq à dix métriques les plus importantes, favorisez les évaluations cohérentes et faites preuve d’une grande capacité d’adaptation.

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